Histoire

Belcaire pendant les périodes gauloise et romaine

Belcaire pendant les périodes gauloise et romaine L'histoire de Belcaire, dans ses origines se confond avec celle du Pays de Sault, aussi est-il indispensable de ne pas les séparer.   

Le mot "Sault" vient de "Saltes" forêts. Il indique bien clairement qu'on trouvait là, autrefois, de nombreuses et vastes forêts dont il existe encore des restes d'une grande importance. Le document le plus reculé qui fasse mention du Pays de Sault est sans contredit un passage de Pleine le Naturaliste, mort en 79, enseveli sous les cendres du Vésuve. Cet auteur latin énumérant les terres qui faisaient partie de l'Aquitaine y fait figurer tout d'abord celle des Kercorates placée aux environs de Chalabre, et puis celle appelé Saltes Pyreneus qui peut être considérée comme étant le pays de Sault. Ce renseignement précieux se trouve dans le livre quatrième de son Histoire Naturelle. Dom Vaissette nous donne l'étendue du Pays de Sault. D'après lui, il a six lieux de l'est à l'ouest et deux lieux du nord au midi. Avec ces données l'on peut établir que le Pays de Sault allait de Montaillou à Coudons et d'Aunat à la forêt de Belesta, et formait un territoire un peu plus grand que le Canton actuel de Belcaire.

L'étendue du sol montre que les plaines de Roquefeuil et d'Espezel comprenait plusieurs petits marécages et que la plaine de Belcaire formait une vaste..

Belcaire sous les Comtes de Razès

La Narbonnaise, de laquelle dépendait le pays de Sault, fut envahie par les Wisigoths au commencement du Ve siècle. Carcassonne fut occupée en 426 et Narbonne en 435. Après la défaite de Vouillé en 507, les Wisigoths se retranchèrent dans la Septimanie. Reddes ou Rennes fut leur principale forteresse dans le haute vallée de L'Aude et le chef-lieu du diocèse de Rhedesium. Les Wisigoths étaient ariens. En 589 leur roi Recearède se fit Catholique et il réorganisa les évêchés de la Septimanie. Le Rhédez resta sous la juridiction de l'évêque de Carcassonne et l'unit pour le spirituel à l'archevêché de Narbonne..

Belcaire érigé en baillage royal en 1247

Le Roi de France revenu maître des États du Vicomte de Carcassonne établit dans cette ville une sénéchaussée importante comprenant les vigueries de Carcassonne, de Cabardy, de Minervois, de Limoux, de Narbonne, du Termenez, le bailliage de Sault et la châtellenie de Montréal.     La date certaine de la création du bailliage de Sault est inconnue. Louis Fédié, dans son histoire du Razés, assigne l'année 1240 avec assez de désinvolture ; L'inspecteur d'académie Distandy dit que le Pays de Sault ne fut incorporé à la Couronne qu'en 1256...

Le Château fort ou Casteillas de Belcaire

Le plateau de Sault ne possédait qu'un château-fort sous les Vicomtes de Carcassonne et de Razés ; C'était celui de la bastide de Rochan (Roquefeuil). Il parut insuffisant aux seigneurs royaux de Sault et bientôt, par ordre du Roi, on vit s'élever un Castellum de Belcaire au dessus d'un immense rocher dominant le village récemment construit par les habitants du bourg de Sault (détruit par le seigneur de Bélesta) et ceux du hameau de Coumareilla (détruits par une inondation)...

Belcaire au XVIIe et XVIIIe siècles

Oeuvres des Saints Côme et Damien On ignore l'époque où fut construite l'église de Belcaire. Les fenêtres gothiques et le sanctuaire semblent indiquer une époque assez lointaine peut-être le XVième siècle. En dehors de ces vénérables restes du pur style original, l'église n'a pas de beauté, c'est un édifice irrégulier et pauvre jusqu'à la misère. Avant 1840 les murs intérieurs sont grossièrement recrépis au mortier et le plafond offre à la vue le spectacle désagréable de planches mal jointes et de toiles d'araignées pendantes. Le sanctuaire par sa forme et son ampleur contraste singulièrement avec la pauvreté de la nef. Primitivement, l'autel touchait au mur et le chœur était éclairé par une grande fenêtre gothique ; plus tard on boucha cette fenêtre et l'on avança l'autel qu'on adossa à un retable en bois soutenu par quatre colonnes, deux simples et deux torses, le tout entremêlé de vignes, de feuillages et de figures d'anges. Immédiatement au dessus de l'autel est placé un délicieux tableau du père éternel ; au côté, deux statues des saints patrons de la paroisse (1674). Quatre tableaux représentant la vie et la mort de ces mêmes Patrons se trouvent aussi dans le sanctuaire (1729) au milieu de cadres riches et doré. L'autel est en marbre de Caunes (1753) ainsi que l'appui de communion (1727). La clef de la voûte du chœur est formée de sept arêtes soutenant la construction en terre cuite ; le ciel est peint en bleu parsemé d'étoiles d'or (1731) ; les consoles du retable sont peintes et dorées (1698) ; les chapiteaux les piastres, les frises et les corniches sont aussi peintes et dorées (1732) ; l'aspect du chœur est antique et imposant. L'Église possède quatre petites chapelles, une au sud et trois au nord dédiées à la Sainte Vierge, à Saint Michel, à Saint Blaise et à Saint Roch.

La tribune possédait naguère deux beaux tableaux représentant l'un l'Annonciation, l'autre Saint Blaise. (ce dernier tableau était dans la chapelle qui se trouvait au nord entre celle de Saint Roch et de Saint Michel avant 1840) du au pinceau de Simon Pelofy, grand-père maternel de l'abbé d'Espérormat, qui vivait sous Napoléon 1ier. L'église n'a pas de clocher ; deux cloches puissantes sont placées sur le mur occidental de l'édifice. La sacristie et très petite et dépourvue de meubles indispensables ; les objets les plus précieux du culte sont une croix et un encensoir en argent du XVIIième siècle, une lampe antique suspendue à l'entrée du chœur et une chape, un ornement et un dais de couleur rouge clair, ornè de montures d'argent vieux et de soie très riches. (La tradition prétend que Blanche de Castille, de passage dans le Languedoc lors de l'annexion de la couronne, envoya à la Ville royale de Beaucaire en Sault son riche manteau et que c'est de l'étoffe de ce manteau qu'on aurait fait la chape, l'ornement et le dais. Le dais fut malencontreusement vendu à l'église de La Malayrède quand Monsieur l'abbé Caussou en était curé).     Un petit cimetière se trouve devant l'église pour les sépultures d'hiver et les riches de Belcaire (De Nègre, Terrisse, Susemain (receveur à la chambre à sel)) se font enterré sous les chapelles de l'église.     Trois chapelles se trouvent sur les terres de la paroisse en dehors de l'Église ; l'une dédiée à Saint Eutrape (Fontaine de l'Oum), l'autre à Sainte Anne (Ribal, prés du pont) ; la troisième à NS en Croix (Croix de Fer).     L'œuvre des Saints Cômes et Damien florissait sous l'ancien régime sous une atmosphère de religion et de liberté. Chaque année, le 1ier dimanche de Février à l'issue des Vêpres, l'on procédait dans l'église même à l'élection des marguilliers, deux pour la nef, un pour le Purgatoire, et un pour la chapelle Saint Blaise. Après l'élection l'on se réunissait au presbytère et les marguilliers sortants rendaient aux marguillier rentrants un compte fidèle de la gestion financière de l'année échue. On a le registre de l'œuvre de 1688 à 1792. En examinant les noms des marguilliers l'on constate que toutes les familles se disputaient l'honneur de servir l'Église. Les consuls mêmes ne dédaignaient point de cumuler les fonctions de fabricien. Quantum mutati ab illis pourrait on dire aux chefs de famille d'aujourd'hui ! Après avoir épuisé leurs forces à briguer les emplois civils ils ne peuvent point aspirer à l'honneur de servir Dieu. Servir les hommes leur plait d'avantage. Pas fiers, pas fiers nos gens d'aujourd'hui !

Energies d'avenir

La commune de Belcaire Lauréate des trophées «Energies d’avenir»